Friday, September 11, 2009

Interdépendance

Initialement écrit le 7 mai 2009, dans mon journal intime

Le dalaï-lama dit que le monde fait partie de nous autant que nous faisons partie de lui. Plus j'avance dans la lecture de sa biographie, plus je remarque qu'il pense comme moi. C'est drôlement dit, j'en conviens, mais on se comprend. Notre dépendance est absolue envers nos ressources. Les besoins n'épargnent personne, ni aucun être vivant. Ils sont souverains et doivent être comblés, dans une mesure modérée, sans non plus les mettre en absolu.

Ce qui fait partie de moi, a déjà fait partie d'autre chose. Nous sommes tous frères et soeurs à ce niveau. L'eau, que j'ingère pour vivre, qui pénètre en moi et me constitue, a déjà été ingérée et évacuée par un autre organisme avant moi. L'eau ne fait aucune sélection, ne donne aucun privilège. On ignore absolument si les molécules d'H2O que l'on boit n'ont pas déjà été pissée par un dinosaure ou simplement transpirée par une feuille. L'eau se fout de notre pérennité, elle continuera son chemin sous une forme ou une autre. Bref, ne pas y faire attention signifie pour moi ne pas porter attention à soi-même.