Initialement écrit le 2 octobre 2009
Comme c'est par l'interaction avec autrui que je progresse, ou même, que je prends simplement conscience de moi-même, je ressens tout au long de ma vie la nécessité de me voir dans l'image que me renvoie l'autre. Axel Kahn appelle ça le miroir déformant.
La pire chose que je puisse faire à un être humain est de l'ignorer, car je le prive de cette image et je lui refuse le droit d'exister dans ma construction mentale. Je l'empêche de se voir à travers moi, je le prive du dialogue édifiant qu'on trouve dans l'altérité et je le confine à être seul dans son enceinte mentale.
Le mendiant a besoin de savoir qu j'ai reconnu son existence. Il retrouvera sa dignité par le sentiment d'impuissance ou d'exaspération qu'il lira dans mon regard. Même les insultes sont mieux venues pour lui que mon indifférence car, ainsi, je le reconnais comme autre et comme semblable à la fois. L'ignorer, c'est lui démontrer que je lui refuse la reconnaissance de son existence pour ne pas troubler la mienne, car je ne souhaite pas m'enrichir de son dialogue. Il m'apparaît vil, indésirable et, par ce message non-verbal que je lui renvoie, je lui retire sa dignité.
Ignorer quelqu'un en revient à produire une violente agression psychologique. Des gens vont se mettre à tuer pour qu'enfin, on les voit et on leur confirme leur existence. Faire un pas vers l'autre permet de l'humaniser. C'est dur d'y arriver dans les grandes villes parce qu'il y en a trop. Je suis partie de Montréal, entre autres choses, parce que le fait de croiser un trop grand nombre de mendiants et de miséreux à chaque jour constituait un irritant majeur de mon quotidien. Ma propre impuissance me faisait mal.
D'un autre côté, la société est à la base humanisante et acculturante. Quelqu'un qui se récluse et s'éloigne de cette dernière refuse l'humanité qu'elle lui offre. Cette pensée me déresponsabilise donc du sort de mon prochain. Est-ce uniquement à cause de la dissonance cognitive face à ma non-intervention que je me dis ça? Ça serait donc pour mieux dormir le soir. Du moins, au Saguenay, on ne voit pas les miséreux. Ils sont donc soustraits de mon regard, et je peux m'occuper d'être attentive aux gens de mon quotidien. C'est déjà ça de fait. On ne peut pas non plus avoir le sort du monde sur ses épaules!
Saturday, December 19, 2009
Thursday, October 29, 2009
Variation du Pari de Pascal
Tous se rappellent le Pari de Pascal, enseigné dans les cours de sciences religieuses. J'en fais un bref rappel pour qui ce ne serait pas le cas.
Blaise Pascal, philosophe et mathématicien, a tenté de démontré par la Loi des jeux, le gain qu'on puisse faire en croyant en Dieu, ou en une vie après la mort vs croire au néant. Il disait : je fais le pari de croire, puisque, si je gagne mon pari, j'en aurai conscience et en serai satisfait. Si je le perd, et bien, je n'en aurai pas conscience et n'en serai pas affecté. À l'inverse, si je parie sur le néant après la mort et que je perds mon pari, j'aurai conscience d'avoir perdu et en serai affecté. Tandis que si je le gagne, et bien je n'en aurai pas conscience, donc n'aurai rien gagné.
De mon côté, ce pari se pose sur l'intelligence de tout interlocuteur. Voici comment je gère toute nouvelle rencontre.
Je fais toujours le pari de croire, a priori, que la personne à qui je m'adresse est intelligente. Si je perds mon pari, je m'en rendrai compte bien assez vite au cours de la conversation et pourrai m'adapter. Je n'aurai rien perdu. À l'inverse, si je gagne mon pari, la personne devant moi s'en rendra compte bien assez tôt et me portera autant d'égard que ce que je lui ai offert. J'aurai gagné son respect. À l'opposé, si je fais le pari de croire que mon interlocuteur est un imbécile et que je gagne mon pari, il ne s'en sera pas rendu compte et je n'aurai rien gagné. À l'inverse, si je perds mon pari, il s'en rendra compte assez vite et me prendra pour une imbécile, incapable de reconnaître qu'elle se trouve devant quelqu'un d'intelligent.
Comme on dit : It takes one to know one. Ça en prend un pour en reconnaître un autre. Les intelligents sont généralement capables de se reconnaître entre eux. Un imbécile ne verra que des imbéciles partout, puisqu'il n'a pas la capacité d'attribuer à autrui l'intelligence dont il fait preuve.
Malheureusement, trop de gens se laissent berner par le miroir déformant des apparences et la forte assurance de leur propre supériorité. J'ai souvent eu affaires à des gens, des hommes surtout, qui ont perdu le pari en ce qui me concerne. Ils n'ont pas parié sur l'intelligence et ceci me confirme que j'ai parfois eu à transiger avec des imbéciles. C'est déplorable, qu'arrivés au paroxysme de leur carrière, ces beaux gens accomplis s'imaginent détenir le monopole du talent, du savoir ou de la vertu. Comment peut-on être aussi naïf, à ce point bandé sur soi-même, à en oublier de considérer la personne devant nous?
On ne sait jamais vraiment à qui l'on a affaire. Ce n'est pas parce que la personne avec qui on discute ne s'est pas encore accomplie, qu'elle n'en fera pas moins de grandes choses ! On ne peut pas dire de la maison dont le revêtement extérieur n'est pas encore posé qu'elle est laide. On peut reconnaître son potentiel de beauté, ou bien se buter stupidement au manque d'élégance de son état inachevé. À vous de choisir.
Blaise Pascal, philosophe et mathématicien, a tenté de démontré par la Loi des jeux, le gain qu'on puisse faire en croyant en Dieu, ou en une vie après la mort vs croire au néant. Il disait : je fais le pari de croire, puisque, si je gagne mon pari, j'en aurai conscience et en serai satisfait. Si je le perd, et bien, je n'en aurai pas conscience et n'en serai pas affecté. À l'inverse, si je parie sur le néant après la mort et que je perds mon pari, j'aurai conscience d'avoir perdu et en serai affecté. Tandis que si je le gagne, et bien je n'en aurai pas conscience, donc n'aurai rien gagné.
De mon côté, ce pari se pose sur l'intelligence de tout interlocuteur. Voici comment je gère toute nouvelle rencontre.
Je fais toujours le pari de croire, a priori, que la personne à qui je m'adresse est intelligente. Si je perds mon pari, je m'en rendrai compte bien assez vite au cours de la conversation et pourrai m'adapter. Je n'aurai rien perdu. À l'inverse, si je gagne mon pari, la personne devant moi s'en rendra compte bien assez tôt et me portera autant d'égard que ce que je lui ai offert. J'aurai gagné son respect. À l'opposé, si je fais le pari de croire que mon interlocuteur est un imbécile et que je gagne mon pari, il ne s'en sera pas rendu compte et je n'aurai rien gagné. À l'inverse, si je perds mon pari, il s'en rendra compte assez vite et me prendra pour une imbécile, incapable de reconnaître qu'elle se trouve devant quelqu'un d'intelligent.
Comme on dit : It takes one to know one. Ça en prend un pour en reconnaître un autre. Les intelligents sont généralement capables de se reconnaître entre eux. Un imbécile ne verra que des imbéciles partout, puisqu'il n'a pas la capacité d'attribuer à autrui l'intelligence dont il fait preuve.
Malheureusement, trop de gens se laissent berner par le miroir déformant des apparences et la forte assurance de leur propre supériorité. J'ai souvent eu affaires à des gens, des hommes surtout, qui ont perdu le pari en ce qui me concerne. Ils n'ont pas parié sur l'intelligence et ceci me confirme que j'ai parfois eu à transiger avec des imbéciles. C'est déplorable, qu'arrivés au paroxysme de leur carrière, ces beaux gens accomplis s'imaginent détenir le monopole du talent, du savoir ou de la vertu. Comment peut-on être aussi naïf, à ce point bandé sur soi-même, à en oublier de considérer la personne devant nous?
On ne sait jamais vraiment à qui l'on a affaire. Ce n'est pas parce que la personne avec qui on discute ne s'est pas encore accomplie, qu'elle n'en fera pas moins de grandes choses ! On ne peut pas dire de la maison dont le revêtement extérieur n'est pas encore posé qu'elle est laide. On peut reconnaître son potentiel de beauté, ou bien se buter stupidement au manque d'élégance de son état inachevé. À vous de choisir.
Wednesday, October 14, 2009
N'ose le son (poésie I)
Tiré de mon journal, mars 2004 (j'avais 19 ans).
Celui qui se ressource
À l'essence du son,
Trouve dans sa course,
Son mode d'expression.
Vivra sans le sou,
Sans dessus dessous.
De sa ténacité non vaine,
Et du sang courant dans ses veines,
Échoira sa subsistance,
Dès lors que la culture l'encense.
Sa stimulation qui s'avère l'essence
De sa création, poussée à outrance,
Rencontre sa fin en un delirium tremens.
Celui qui se ressource
À l'essence du son,
Trouve dans sa course,
Son mode d'expression.
Vivra sans le sou,
Sans dessus dessous.
De sa ténacité non vaine,
Et du sang courant dans ses veines,
Échoira sa subsistance,
Dès lors que la culture l'encense.
Sa stimulation qui s'avère l'essence
De sa création, poussée à outrance,
Rencontre sa fin en un delirium tremens.
Tuesday, October 6, 2009
Appelez-moi Ève
Je m'étonne constamment de constater à quel point les hommes sont faillibles. Le risque de cocufier autrui s'est beaucoup trop présenté à mon goût, bien qu'évité. Je charme, d'accord ? C'est dans ma nature. Je m'intéresse aux gens naturellement et de façon désintéressée, mais étant célibataire, c'est exacerbé. D'ailleurs, mes gentils amis ont parfois tendance à trop prendre personnel l'intérêt que je manifeste. Toutefois, j'avoue être sur le radar ces temps-ci.
Et bien, je m'attends à ce qu'on ne m'encourage pas ou, du moins, à ce qu'on ne réponde pas positivement à mon non-verbal inquisiteur si le sujet visé n'est pas disponible. C'est ce qu'on appelle gérer les attentes, une règle de base en affaires et dans les relations interpersonnelles. Je ne me fais pas d'attentes si l'on ne m'invite pas à m'en faire. Et bien voilà que ces chers messieurs ont envie que je m'en fasse. Ils s'engagent dans un flirt, sans franchir certaines limites, dont la seule fin est de flatter leur ego au maximum en se prouvant qu'ils sont toujours capable de séduire. Cela perdurera tant qu'il y aura place à l'ambiguïté et qu'ils n'auront pas à éconduire la tentatrice-tentée, c'est-à-dire, moi ! Je me retrouve parfois avec des embryons d'attentes frustrées. J'ai quand même le réflexe d'aller vérifier assez tôt la disponibilité dudit sujet lorsqu'une étincelle semble vouloir jaillir.
Ça fait suffisamment de fois que ça arrive pour que je me permette de dire que je déplore ce manque de transparence. Ça frôle la lâcheté. Ils se méprennent à ce jeu, qu'ils jugent a priori inoffensif puisque, de l'extérieur, je leur paraît naïve. L'enjeu sera de voir jusqu'où et combien de temps ils pourront pousser l'ambiguïté avant de devoir clarifier les choses. Heureusement pour tout le monde, je ne me laisse pas berner. Je cherche à vivre du concret. Me faire miroiter un sensuel possible ne me satisfait pas bien longtemps. Je parle le langage des sens qui n'ont que faire des mirages. Parfois, j'ai l'impression que la vraie illusion dans l'histoire, c'est d'être heureux à deux. Je laisserai la vie me prouver que j'ai tort.
Et bien, je m'attends à ce qu'on ne m'encourage pas ou, du moins, à ce qu'on ne réponde pas positivement à mon non-verbal inquisiteur si le sujet visé n'est pas disponible. C'est ce qu'on appelle gérer les attentes, une règle de base en affaires et dans les relations interpersonnelles. Je ne me fais pas d'attentes si l'on ne m'invite pas à m'en faire. Et bien voilà que ces chers messieurs ont envie que je m'en fasse. Ils s'engagent dans un flirt, sans franchir certaines limites, dont la seule fin est de flatter leur ego au maximum en se prouvant qu'ils sont toujours capable de séduire. Cela perdurera tant qu'il y aura place à l'ambiguïté et qu'ils n'auront pas à éconduire la tentatrice-tentée, c'est-à-dire, moi ! Je me retrouve parfois avec des embryons d'attentes frustrées. J'ai quand même le réflexe d'aller vérifier assez tôt la disponibilité dudit sujet lorsqu'une étincelle semble vouloir jaillir.
Ça fait suffisamment de fois que ça arrive pour que je me permette de dire que je déplore ce manque de transparence. Ça frôle la lâcheté. Ils se méprennent à ce jeu, qu'ils jugent a priori inoffensif puisque, de l'extérieur, je leur paraît naïve. L'enjeu sera de voir jusqu'où et combien de temps ils pourront pousser l'ambiguïté avant de devoir clarifier les choses. Heureusement pour tout le monde, je ne me laisse pas berner. Je cherche à vivre du concret. Me faire miroiter un sensuel possible ne me satisfait pas bien longtemps. Je parle le langage des sens qui n'ont que faire des mirages. Parfois, j'ai l'impression que la vraie illusion dans l'histoire, c'est d'être heureux à deux. Je laisserai la vie me prouver que j'ai tort.
Friday, September 11, 2009
Interdépendance
Initialement écrit le 7 mai 2009, dans mon journal intime
Le dalaï-lama dit que le monde fait partie de nous autant que nous faisons partie de lui. Plus j'avance dans la lecture de sa biographie, plus je remarque qu'il pense comme moi. C'est drôlement dit, j'en conviens, mais on se comprend. Notre dépendance est absolue envers nos ressources. Les besoins n'épargnent personne, ni aucun être vivant. Ils sont souverains et doivent être comblés, dans une mesure modérée, sans non plus les mettre en absolu.
Ce qui fait partie de moi, a déjà fait partie d'autre chose. Nous sommes tous frères et soeurs à ce niveau. L'eau, que j'ingère pour vivre, qui pénètre en moi et me constitue, a déjà été ingérée et évacuée par un autre organisme avant moi. L'eau ne fait aucune sélection, ne donne aucun privilège. On ignore absolument si les molécules d'H2O que l'on boit n'ont pas déjà été pissée par un dinosaure ou simplement transpirée par une feuille. L'eau se fout de notre pérennité, elle continuera son chemin sous une forme ou une autre. Bref, ne pas y faire attention signifie pour moi ne pas porter attention à soi-même.
Le dalaï-lama dit que le monde fait partie de nous autant que nous faisons partie de lui. Plus j'avance dans la lecture de sa biographie, plus je remarque qu'il pense comme moi. C'est drôlement dit, j'en conviens, mais on se comprend. Notre dépendance est absolue envers nos ressources. Les besoins n'épargnent personne, ni aucun être vivant. Ils sont souverains et doivent être comblés, dans une mesure modérée, sans non plus les mettre en absolu.
Ce qui fait partie de moi, a déjà fait partie d'autre chose. Nous sommes tous frères et soeurs à ce niveau. L'eau, que j'ingère pour vivre, qui pénètre en moi et me constitue, a déjà été ingérée et évacuée par un autre organisme avant moi. L'eau ne fait aucune sélection, ne donne aucun privilège. On ignore absolument si les molécules d'H2O que l'on boit n'ont pas déjà été pissée par un dinosaure ou simplement transpirée par une feuille. L'eau se fout de notre pérennité, elle continuera son chemin sous une forme ou une autre. Bref, ne pas y faire attention signifie pour moi ne pas porter attention à soi-même.
Saturday, April 25, 2009
Aborder une oeuvre d'art
Je l'ai a priori écrite en 2005, dans mon journal intime.
Je pensais récemment à ceci : visiter un musée sans guide, c'est comme regarder une série de preview de film. Ils ont tous l'air bon, mais on manque d'info pour saisir l'essentiel. À mon avis, une oeuvre est ou a une histoire qui se doit d'être contée. Une toile n'est pas belle ou laide, elle s'inscrit dans une démarche, une volonté de sens dont l'évocation est inhérente à sa compréhension. D'où l'importance des guides ou écriteaux au pied des oeuvres.
Thursday, April 16, 2009
L'esprit, derrière la physique quantique ?
Depuis quelques jours, je lis un article du Magazine Science et vie traitant de la physique quantique avant de m'endormir. Ce soir, je ne trouve plus le sommeil. Victime d'une impulsion, je dois transmettre ma dernière réflexion sur le sujet. Mon éclair m'est venu en relisant la citation de Jean-Michel Raimond, stipulant que son cerveau reptilien n'était pas apte à comprendre la quantique.
Effectivement, la réflexion suivante n'aurait jamais été empruntée par un esprit purement scientifique. Je ne prétends toutefois pas comprendre mais seulement proposer une piste hors des sentiers battus.
Je vois les phénomènes de la physique quantique comme une manifestion des "deux" dimensions qui forgent notre réalité, soit l'Essence et l'Existence. En d'autres mots, la matière et l'esprit. Je perçois la non-localité comme la possibilité humaine, étendue à la matière, d'être à deux endroits en même temps, mais de manières différentes. La première, physique, et la seconde, en pensée. En effet, on peut obtenir une expérience de sens d'un autre endroit en n'y étant pas physiquement. C'est d'ailleurs un peu de cette manière qu'on réussi à nous vendre des voyages ou n'importe quoi d'autre. On peut ressentir et expérimenter sensoriellement en n'utilisant que la pensée.
Comme nous sommes composé de cette matière, pourquoi, à son échelle, ne serait-elle pas dotée des mêmes "dimensions", soient physique et spirituelle, que j'associerais aux états simultanés de corpuscules et d'ondes dans la physique quantique ? Le parallèle entre ces deux dualités me semble très tentant à faire.
Concernant la superposition de plusieurs états incompatibles, je le verrais comme le fait que, dans une réalité étendue, nous sommes à la fois notre passé, notre présent et notre futur. Tout dépend de quand on regarde. Que la particule ne prenne forme qu'au moment de l'observation pourrait signifier que l'on n'observe que l'une de ses formes à un moment donné. Je connais mon passé, mais je suis toujours présentement le possible fruit de différents futurs. Lorsque je prends une décision, je suis contrainte à éliminer les autres futurs moins probables et à adopter un aspect plus défini. C'est pourquoi on doit accepter l'état "présent" de la matière comme celui d'une infini probabilité en dehors de ce qui est observé à un moment précis. En éliminant le facteur temps de mon observation, il est vrai de dire que je suis à la fois morte et vivante. Peut-être que dans le monde quantique, le facteur temps ne doit pas être considéré comme un absolu ?
Il s'agirait donc de conférer à la matière une dimension spirituelle et intemporelle, ou multi-temporelle.
Quant à l'intrication, comment peut-on parler de télépatie entre deux particules si l'on n'admet pas d'abord que celles-ci sont dotées d'un esprit ? Deux particules partageant un même esprit réagiront de même manière face à un obstacle et prendront les mêmes décisions si leur essence est la même. De même manière, une personne réagira de façon cohérente dans différentes situations, si elle demeure intègre et fidèle à elle-même. Il s'agirait alors de déterminer si on parle davantage d'un partage de pensée par deux entités physiques différentes, ou s'il s'agit plutôt des pensées d'une seule entité spirituelle munie de deux corps. Mais encore, il pourrait aussi s'agir d'une seule entité qui fait l'expérience de deux parcours différents en deux temps différents, mais qui nous paraissent semblables parce qu'on considère le temps comme un facteur absolu, immuable, non-flexible. Peut-être doit-on relativiser le temps avec d'autres variables, d'autres référentiels pour que cette proposition nous paraissent plus "logique" ?
Voilà où s'arrête ma réflexion ce soir. J'espère maintenant pouvoir trouver le sommeil. J'aimerais bien provoquer des réactions et qu'on me fasse partager d'autres points vue.
Merci,
Catherine
P.S. Je parle dans les limites de mon vocabulaire et de mes connaissances, très limitées en ce domaine. C'est pourquoi je m'en remets à une certaine indulgence de votre part si j'emploie certains termes de manière incorrecte et vous invite à me corriger si vous le juger nécessaire.
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Wednesday, April 8, 2009
Essaie sur l'instinct
Comme il s'agit de mon premier blogue, j'avoue me sentir un peu intimidée. J'irai donc avec une réflexion que j'ai écrite en 2003, à 19 ans, que je bonifierai en cours de route.
Je pensais dernièrement, en me rendant à l'école, que les prêtres, en faisant voeux de chasteté, ignoraient leurs instincts. En ce qui me concerne, je crois bon essayer de les écouter [mes instincts]. Les assumer, c'est autre chose, mais du moins en être consciente. Je crois, après avoir lu Nietzsche [j'étais au Cégep!], qu'il faille écouter ses instincts parce qu'ils nous permettent de rentrer en contact avec ce qu'il y a de plus primal en nous, mais aussi de plus humain. Ce sont eux qui nous rappellent qu'on est imparfait, car ceux-ci se manifestent lorsqu'on a un besoin à combler, ex. : le désir de manger, s'enfuir, uriner, s'accoupler, etc, etc. Accepter ses instincts, c'est accepter sa propre imperfection et, comme nos besoins sont semblables mais pas identiques, c'est aussi accepter qu'on est tous différents.
La beauté dans la nature, c'est qu'elle a créé un paquet d'êtres imparfaits, tous vitalement interdépendants, évoluant dans un fragile équilibre. La précision qui rend cet équilibre viable, cette interdépendance vitale entre tous, rend vraiment la Terre parfaite. Mais je m'égare, revenons à nos moutons.
Accepter son état d'être imparfait, c'est aussi faire un pas vers l'amélioration. Ne dit-on pas que, lorsque l'on accepte que l'on a un problème, on a déjà la moitié du chemin de fait vers la guérison ? [J'avais des idéaux très durs à l'époque et je devais me convaincre que la perfection était une source d'inspiration, pas un standard.]
Donc, pour tendre vers la perfection (car comme en calcul différentiel et intégral, on n'atteint pas l'infini mais on tend vers lui), on doit, sans ignorer le raffinement et l'intellect, se rapprocher de nos impulsions primales. En fait, l'instinct est le seul élément commun de langage ou de comportement qu'il reste entre nous et les autres espèces. L'instinct de survie et ses manifestations telles que, la peur, la joie, l'affection est sont autant d'exemples.
Après avoir vu le film "La prophétie des ombres", ça m'a fait penser à ceci : nous sommes l'espèce la plus évoluée sur terre (du moins, semble-t-il), et on n'a jamais tenté de s'expliquer avec une espèce "inférieure", faute d'un codage approprié. Donc, si jamais une espèce supérieure venait à entrer en contact avec nous, on ne pourrait pas la comprendre parce qu'elle serait plus évoluée. Ce serait comme mettre un programme récent dans un vieil ordi, ça ne marcherait pas ! Finalement, souhaitons qu'une telle rencontre ne se produise jamais parce qu'on serait mal pris, à moins que l'on découvre que l'autre a aussi des instincts et des besoins physiques à combler. Alors là seulement, on pourrait espérer trouver un terrain où la compréhension mutuelle pourrait être envisageable.
C'est tout pour l'instant. Bonne nuit !
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