Tous se rappellent le Pari de Pascal, enseigné dans les cours de sciences religieuses. J'en fais un bref rappel pour qui ce ne serait pas le cas.
Blaise Pascal, philosophe et mathématicien, a tenté de démontré par la Loi des jeux, le gain qu'on puisse faire en croyant en Dieu, ou en une vie après la mort vs croire au néant. Il disait : je fais le pari de croire, puisque, si je gagne mon pari, j'en aurai conscience et en serai satisfait. Si je le perd, et bien, je n'en aurai pas conscience et n'en serai pas affecté. À l'inverse, si je parie sur le néant après la mort et que je perds mon pari, j'aurai conscience d'avoir perdu et en serai affecté. Tandis que si je le gagne, et bien je n'en aurai pas conscience, donc n'aurai rien gagné.
De mon côté, ce pari se pose sur l'intelligence de tout interlocuteur. Voici comment je gère toute nouvelle rencontre.
Je fais toujours le pari de croire, a priori, que la personne à qui je m'adresse est intelligente. Si je perds mon pari, je m'en rendrai compte bien assez vite au cours de la conversation et pourrai m'adapter. Je n'aurai rien perdu. À l'inverse, si je gagne mon pari, la personne devant moi s'en rendra compte bien assez tôt et me portera autant d'égard que ce que je lui ai offert. J'aurai gagné son respect. À l'opposé, si je fais le pari de croire que mon interlocuteur est un imbécile et que je gagne mon pari, il ne s'en sera pas rendu compte et je n'aurai rien gagné. À l'inverse, si je perds mon pari, il s'en rendra compte assez vite et me prendra pour une imbécile, incapable de reconnaître qu'elle se trouve devant quelqu'un d'intelligent.
Comme on dit : It takes one to know one. Ça en prend un pour en reconnaître un autre. Les intelligents sont généralement capables de se reconnaître entre eux. Un imbécile ne verra que des imbéciles partout, puisqu'il n'a pas la capacité d'attribuer à autrui l'intelligence dont il fait preuve.
Malheureusement, trop de gens se laissent berner par le miroir déformant des apparences et la forte assurance de leur propre supériorité. J'ai souvent eu affaires à des gens, des hommes surtout, qui ont perdu le pari en ce qui me concerne. Ils n'ont pas parié sur l'intelligence et ceci me confirme que j'ai parfois eu à transiger avec des imbéciles. C'est déplorable, qu'arrivés au paroxysme de leur carrière, ces beaux gens accomplis s'imaginent détenir le monopole du talent, du savoir ou de la vertu. Comment peut-on être aussi naïf, à ce point bandé sur soi-même, à en oublier de considérer la personne devant nous?
On ne sait jamais vraiment à qui l'on a affaire. Ce n'est pas parce que la personne avec qui on discute ne s'est pas encore accomplie, qu'elle n'en fera pas moins de grandes choses ! On ne peut pas dire de la maison dont le revêtement extérieur n'est pas encore posé qu'elle est laide. On peut reconnaître son potentiel de beauté, ou bien se buter stupidement au manque d'élégance de son état inachevé. À vous de choisir.
Thursday, October 29, 2009
Wednesday, October 14, 2009
N'ose le son (poésie I)
Tiré de mon journal, mars 2004 (j'avais 19 ans).
Celui qui se ressource
À l'essence du son,
Trouve dans sa course,
Son mode d'expression.
Vivra sans le sou,
Sans dessus dessous.
De sa ténacité non vaine,
Et du sang courant dans ses veines,
Échoira sa subsistance,
Dès lors que la culture l'encense.
Sa stimulation qui s'avère l'essence
De sa création, poussée à outrance,
Rencontre sa fin en un delirium tremens.
Celui qui se ressource
À l'essence du son,
Trouve dans sa course,
Son mode d'expression.
Vivra sans le sou,
Sans dessus dessous.
De sa ténacité non vaine,
Et du sang courant dans ses veines,
Échoira sa subsistance,
Dès lors que la culture l'encense.
Sa stimulation qui s'avère l'essence
De sa création, poussée à outrance,
Rencontre sa fin en un delirium tremens.
Tuesday, October 6, 2009
Appelez-moi Ève
Je m'étonne constamment de constater à quel point les hommes sont faillibles. Le risque de cocufier autrui s'est beaucoup trop présenté à mon goût, bien qu'évité. Je charme, d'accord ? C'est dans ma nature. Je m'intéresse aux gens naturellement et de façon désintéressée, mais étant célibataire, c'est exacerbé. D'ailleurs, mes gentils amis ont parfois tendance à trop prendre personnel l'intérêt que je manifeste. Toutefois, j'avoue être sur le radar ces temps-ci.
Et bien, je m'attends à ce qu'on ne m'encourage pas ou, du moins, à ce qu'on ne réponde pas positivement à mon non-verbal inquisiteur si le sujet visé n'est pas disponible. C'est ce qu'on appelle gérer les attentes, une règle de base en affaires et dans les relations interpersonnelles. Je ne me fais pas d'attentes si l'on ne m'invite pas à m'en faire. Et bien voilà que ces chers messieurs ont envie que je m'en fasse. Ils s'engagent dans un flirt, sans franchir certaines limites, dont la seule fin est de flatter leur ego au maximum en se prouvant qu'ils sont toujours capable de séduire. Cela perdurera tant qu'il y aura place à l'ambiguïté et qu'ils n'auront pas à éconduire la tentatrice-tentée, c'est-à-dire, moi ! Je me retrouve parfois avec des embryons d'attentes frustrées. J'ai quand même le réflexe d'aller vérifier assez tôt la disponibilité dudit sujet lorsqu'une étincelle semble vouloir jaillir.
Ça fait suffisamment de fois que ça arrive pour que je me permette de dire que je déplore ce manque de transparence. Ça frôle la lâcheté. Ils se méprennent à ce jeu, qu'ils jugent a priori inoffensif puisque, de l'extérieur, je leur paraît naïve. L'enjeu sera de voir jusqu'où et combien de temps ils pourront pousser l'ambiguïté avant de devoir clarifier les choses. Heureusement pour tout le monde, je ne me laisse pas berner. Je cherche à vivre du concret. Me faire miroiter un sensuel possible ne me satisfait pas bien longtemps. Je parle le langage des sens qui n'ont que faire des mirages. Parfois, j'ai l'impression que la vraie illusion dans l'histoire, c'est d'être heureux à deux. Je laisserai la vie me prouver que j'ai tort.
Et bien, je m'attends à ce qu'on ne m'encourage pas ou, du moins, à ce qu'on ne réponde pas positivement à mon non-verbal inquisiteur si le sujet visé n'est pas disponible. C'est ce qu'on appelle gérer les attentes, une règle de base en affaires et dans les relations interpersonnelles. Je ne me fais pas d'attentes si l'on ne m'invite pas à m'en faire. Et bien voilà que ces chers messieurs ont envie que je m'en fasse. Ils s'engagent dans un flirt, sans franchir certaines limites, dont la seule fin est de flatter leur ego au maximum en se prouvant qu'ils sont toujours capable de séduire. Cela perdurera tant qu'il y aura place à l'ambiguïté et qu'ils n'auront pas à éconduire la tentatrice-tentée, c'est-à-dire, moi ! Je me retrouve parfois avec des embryons d'attentes frustrées. J'ai quand même le réflexe d'aller vérifier assez tôt la disponibilité dudit sujet lorsqu'une étincelle semble vouloir jaillir.
Ça fait suffisamment de fois que ça arrive pour que je me permette de dire que je déplore ce manque de transparence. Ça frôle la lâcheté. Ils se méprennent à ce jeu, qu'ils jugent a priori inoffensif puisque, de l'extérieur, je leur paraît naïve. L'enjeu sera de voir jusqu'où et combien de temps ils pourront pousser l'ambiguïté avant de devoir clarifier les choses. Heureusement pour tout le monde, je ne me laisse pas berner. Je cherche à vivre du concret. Me faire miroiter un sensuel possible ne me satisfait pas bien longtemps. Je parle le langage des sens qui n'ont que faire des mirages. Parfois, j'ai l'impression que la vraie illusion dans l'histoire, c'est d'être heureux à deux. Je laisserai la vie me prouver que j'ai tort.
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