Je pensais récemment à ceci : visiter un musée sans guide, c'est comme regarder une série de preview de film. Ils ont tous l'air bon, mais on manque d'info pour saisir l'essentiel. À mon avis, une oeuvre est ou a une histoire qui se doit d'être contée. Une toile n'est pas belle ou laide, elle s'inscrit dans une démarche, une volonté de sens dont l'évocation est inhérente à sa compréhension. D'où l'importance des guides ou écriteaux au pied des oeuvres.
Saturday, April 25, 2009
Thursday, April 16, 2009
L'esprit, derrière la physique quantique ?
Depuis quelques jours, je lis un article du Magazine Science et vie traitant de la physique quantique avant de m'endormir. Ce soir, je ne trouve plus le sommeil. Victime d'une impulsion, je dois transmettre ma dernière réflexion sur le sujet. Mon éclair m'est venu en relisant la citation de Jean-Michel Raimond, stipulant que son cerveau reptilien n'était pas apte à comprendre la quantique.
Effectivement, la réflexion suivante n'aurait jamais été empruntée par un esprit purement scientifique. Je ne prétends toutefois pas comprendre mais seulement proposer une piste hors des sentiers battus.
Je vois les phénomènes de la physique quantique comme une manifestion des "deux" dimensions qui forgent notre réalité, soit l'Essence et l'Existence. En d'autres mots, la matière et l'esprit. Je perçois la non-localité comme la possibilité humaine, étendue à la matière, d'être à deux endroits en même temps, mais de manières différentes. La première, physique, et la seconde, en pensée. En effet, on peut obtenir une expérience de sens d'un autre endroit en n'y étant pas physiquement. C'est d'ailleurs un peu de cette manière qu'on réussi à nous vendre des voyages ou n'importe quoi d'autre. On peut ressentir et expérimenter sensoriellement en n'utilisant que la pensée.
Comme nous sommes composé de cette matière, pourquoi, à son échelle, ne serait-elle pas dotée des mêmes "dimensions", soient physique et spirituelle, que j'associerais aux états simultanés de corpuscules et d'ondes dans la physique quantique ? Le parallèle entre ces deux dualités me semble très tentant à faire.
Concernant la superposition de plusieurs états incompatibles, je le verrais comme le fait que, dans une réalité étendue, nous sommes à la fois notre passé, notre présent et notre futur. Tout dépend de quand on regarde. Que la particule ne prenne forme qu'au moment de l'observation pourrait signifier que l'on n'observe que l'une de ses formes à un moment donné. Je connais mon passé, mais je suis toujours présentement le possible fruit de différents futurs. Lorsque je prends une décision, je suis contrainte à éliminer les autres futurs moins probables et à adopter un aspect plus défini. C'est pourquoi on doit accepter l'état "présent" de la matière comme celui d'une infini probabilité en dehors de ce qui est observé à un moment précis. En éliminant le facteur temps de mon observation, il est vrai de dire que je suis à la fois morte et vivante. Peut-être que dans le monde quantique, le facteur temps ne doit pas être considéré comme un absolu ?
Il s'agirait donc de conférer à la matière une dimension spirituelle et intemporelle, ou multi-temporelle.
Quant à l'intrication, comment peut-on parler de télépatie entre deux particules si l'on n'admet pas d'abord que celles-ci sont dotées d'un esprit ? Deux particules partageant un même esprit réagiront de même manière face à un obstacle et prendront les mêmes décisions si leur essence est la même. De même manière, une personne réagira de façon cohérente dans différentes situations, si elle demeure intègre et fidèle à elle-même. Il s'agirait alors de déterminer si on parle davantage d'un partage de pensée par deux entités physiques différentes, ou s'il s'agit plutôt des pensées d'une seule entité spirituelle munie de deux corps. Mais encore, il pourrait aussi s'agir d'une seule entité qui fait l'expérience de deux parcours différents en deux temps différents, mais qui nous paraissent semblables parce qu'on considère le temps comme un facteur absolu, immuable, non-flexible. Peut-être doit-on relativiser le temps avec d'autres variables, d'autres référentiels pour que cette proposition nous paraissent plus "logique" ?
Voilà où s'arrête ma réflexion ce soir. J'espère maintenant pouvoir trouver le sommeil. J'aimerais bien provoquer des réactions et qu'on me fasse partager d'autres points vue.
Merci,
Catherine
P.S. Je parle dans les limites de mon vocabulaire et de mes connaissances, très limitées en ce domaine. C'est pourquoi je m'en remets à une certaine indulgence de votre part si j'emploie certains termes de manière incorrecte et vous invite à me corriger si vous le juger nécessaire.
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Wednesday, April 8, 2009
Essaie sur l'instinct
Comme il s'agit de mon premier blogue, j'avoue me sentir un peu intimidée. J'irai donc avec une réflexion que j'ai écrite en 2003, à 19 ans, que je bonifierai en cours de route.
Je pensais dernièrement, en me rendant à l'école, que les prêtres, en faisant voeux de chasteté, ignoraient leurs instincts. En ce qui me concerne, je crois bon essayer de les écouter [mes instincts]. Les assumer, c'est autre chose, mais du moins en être consciente. Je crois, après avoir lu Nietzsche [j'étais au Cégep!], qu'il faille écouter ses instincts parce qu'ils nous permettent de rentrer en contact avec ce qu'il y a de plus primal en nous, mais aussi de plus humain. Ce sont eux qui nous rappellent qu'on est imparfait, car ceux-ci se manifestent lorsqu'on a un besoin à combler, ex. : le désir de manger, s'enfuir, uriner, s'accoupler, etc, etc. Accepter ses instincts, c'est accepter sa propre imperfection et, comme nos besoins sont semblables mais pas identiques, c'est aussi accepter qu'on est tous différents.
La beauté dans la nature, c'est qu'elle a créé un paquet d'êtres imparfaits, tous vitalement interdépendants, évoluant dans un fragile équilibre. La précision qui rend cet équilibre viable, cette interdépendance vitale entre tous, rend vraiment la Terre parfaite. Mais je m'égare, revenons à nos moutons.
Accepter son état d'être imparfait, c'est aussi faire un pas vers l'amélioration. Ne dit-on pas que, lorsque l'on accepte que l'on a un problème, on a déjà la moitié du chemin de fait vers la guérison ? [J'avais des idéaux très durs à l'époque et je devais me convaincre que la perfection était une source d'inspiration, pas un standard.]
Donc, pour tendre vers la perfection (car comme en calcul différentiel et intégral, on n'atteint pas l'infini mais on tend vers lui), on doit, sans ignorer le raffinement et l'intellect, se rapprocher de nos impulsions primales. En fait, l'instinct est le seul élément commun de langage ou de comportement qu'il reste entre nous et les autres espèces. L'instinct de survie et ses manifestations telles que, la peur, la joie, l'affection est sont autant d'exemples.
Après avoir vu le film "La prophétie des ombres", ça m'a fait penser à ceci : nous sommes l'espèce la plus évoluée sur terre (du moins, semble-t-il), et on n'a jamais tenté de s'expliquer avec une espèce "inférieure", faute d'un codage approprié. Donc, si jamais une espèce supérieure venait à entrer en contact avec nous, on ne pourrait pas la comprendre parce qu'elle serait plus évoluée. Ce serait comme mettre un programme récent dans un vieil ordi, ça ne marcherait pas ! Finalement, souhaitons qu'une telle rencontre ne se produise jamais parce qu'on serait mal pris, à moins que l'on découvre que l'autre a aussi des instincts et des besoins physiques à combler. Alors là seulement, on pourrait espérer trouver un terrain où la compréhension mutuelle pourrait être envisageable.
C'est tout pour l'instant. Bonne nuit !
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