Wednesday, April 8, 2009

Essaie sur l'instinct

Comme il s'agit de mon premier blogue, j'avoue me sentir un peu intimidée. J'irai donc avec une réflexion que j'ai écrite en 2003, à 19 ans, que je bonifierai en cours de route.

Je pensais dernièrement, en me rendant à l'école, que les prêtres, en faisant voeux de chasteté, ignoraient leurs instincts. En ce qui me concerne, je crois bon essayer de les écouter [mes instincts]. Les assumer, c'est autre chose, mais du moins en être consciente. Je crois, après avoir lu Nietzsche [j'étais au Cégep!], qu'il faille écouter ses instincts parce qu'ils nous permettent de rentrer en contact avec ce qu'il y a de plus primal en nous, mais aussi de plus humain. Ce sont eux qui nous rappellent qu'on est imparfait, car ceux-ci se manifestent lorsqu'on a un besoin à combler, ex. : le désir de manger, s'enfuir, uriner, s'accoupler, etc, etc. Accepter ses instincts, c'est accepter sa propre imperfection et, comme nos besoins sont semblables mais pas identiques, c'est aussi accepter qu'on est tous différents. 

La beauté dans la nature, c'est qu'elle a créé un paquet d'êtres imparfaits, tous vitalement interdépendants, évoluant dans un fragile équilibre. La précision qui rend cet équilibre viable, cette interdépendance vitale entre tous, rend vraiment la Terre parfaite. Mais je m'égare, revenons à nos moutons.

Accepter son état d'être imparfait, c'est aussi faire un pas vers l'amélioration. Ne dit-on pas que, lorsque l'on accepte que l'on a un problème, on a déjà la moitié du chemin de fait vers la guérison ? [J'avais des idéaux très durs à l'époque et je devais me convaincre que la perfection était une source d'inspiration, pas un standard.]

Donc, pour tendre vers la perfection (car comme en calcul différentiel et intégral, on n'atteint pas l'infini mais on tend vers lui), on doit, sans ignorer le raffinement et l'intellect, se rapprocher de nos impulsions primales. En fait, l'instinct est le seul élément commun de langage ou de comportement qu'il reste entre nous et les autres espèces. L'instinct de survie et ses manifestations telles que, la peur, la joie, l'affection est sont autant d'exemples.

Après avoir vu le film "La prophétie des ombres", ça m'a fait penser à ceci : nous sommes l'espèce la plus évoluée sur terre (du moins, semble-t-il), et on n'a jamais tenté de s'expliquer avec une espèce "inférieure", faute d'un codage approprié. Donc, si jamais une espèce supérieure venait à entrer en contact avec nous, on ne pourrait pas la comprendre parce qu'elle serait plus évoluée. Ce serait comme mettre un programme récent dans un vieil ordi, ça ne marcherait pas ! Finalement, souhaitons qu'une telle rencontre ne se produise jamais parce qu'on serait mal pris, à moins que l'on découvre que l'autre a aussi des instincts et des besoins physiques à combler. Alors là seulement, on pourrait espérer trouver un terrain où la compréhension mutuelle pourrait être envisageable. 

C'est tout pour l'instant. Bonne nuit !

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